Mes nuits de maman

Je l’ai déjà évoqué sur ce blog, la question des nuits de bébé est essentielle, mais qu’en est-il des nuits des mamans ? Pour ma part, Tom ne semble pas supporter la routine, car les nuits se suivent… et ne se ressemblent pas !

Chaque jour, je me couche en ne sachant pas ce qui va m’être réservé durant les prochaines heures : réveils pour cause de tototte perdue, cauchemars & besoins de réconfort, petites (ou grosses) fringales in the middle of the night… héhé, c’est à chaque fois la surprise !

Mes nuits de maman

Je pense qu’il s’agit d’un vrai sujet qui parlera à toutes les jeunes mamans. Certaines se reconnaîtront dans mes propos, d’autres non (les petites chanceuses), certaines diront que j’exagère… qu’importe !

La nuit, je me transformeMes nuits de maman

Heureusement, je n’ai jamais été une grosse marmotte, comme on dit des personnes qui tombent véritablement dans un sommeil de plomb dès qu’elles ferment les paupières. Lorsque j’étais étudiante, j’avais même du mal à m’endormir et c’est au début de la vie active que mes soucis d’endormissement se sont envolés. Avec la grossesse, j’ai connu les nuits entrecoupées de réveils-pauses-pipi, et plus tard, lors de mon alitement à l’hôpital, j’ai carrément vécu des phases d’insomnie, pour lesquelles les playlists de relaxation écoutées sur YouTube n’y pouvaient rien. Et puis Tom est né et j’ai complètement dit adieu au repos nocturne, le vrai, the real one, celui qui te fait te coucher quand tu l’as décidé et te lever quand le réveil a été programmé. Je savais bien que rien ne serait comme avant, mais tant que l’on ne l’a pas vécu, on ne peut se douter de la réalité. Les nuits de ces 5 derniers mois ont ainsi toutes un point commun : celui de ma métamorphose passé minuit. C’est comme si j’enfilais une cape de super-maman-héroine par-dessus le pyjama, sauf que celle-ci ne me donne pas le don d’invisibilité, mais me permet au contraire de me lever à toute heure de la nuit, avec le super-pouvoir de me rendormir à chaque fois, pour me réveiller ensuite un peu plus tard. Ça, c’est la version glamour, car ça fait toujours plaisir de se comparer à un personnage de Marvel. La version dark side consisterait à dire que je me transforme en sorte de maman-zombie, à la fois consciente de ce qu’il se passe et de ce que traduisent les pleurs de Tom, et à la fois somnambule lorsque je traverse le couloir qui me relie à sa chambre.

La nuit, j’ai une autre vieMes nuits de maman

Eh bien oui, les parents qui se lèvent la nuit ont ce privilège et au moment du coucher, c’est en quelque sorte une nouvelle journée qui les attend. Mais il faut croire que l’on s’habitue vie à cette autre vie, car les quelques nuits durant lesquelles Tom ne m’a pas réveillée, je me suis quand même levée, pour aller vérifier que tout aillait bien. Il faut croire que l’on s’accoutume oui, et que notre cerveau n’est en quelque sorte jamais sur Off, ce qui était le cas dans ma vie d’avant. En quoi consiste ma vie nocturne ? Eh bien comme vous vous en doutez il ne s’agit pas pour moi d’aller piétiner le dancefloor sur des talons de 12, mais bien de faire en sorte que Tom se rendorme rapidement. Et moi par la même occasion. Je peux aujourd’hui me targuer de connaître la signification de tous ses réveils : je sais quand il s’agit d’un cauchemar, d’une recherche de réconfort, de la faim qui te plombe complètement ta nuit avec une pause-biberon de 30 minutes… Et quand je retourne au lit après qu’il se soit rendormi paisiblement, j’ai le sentiment du devoir accompli car non, je ne me suis pas résolue à le laisser chouiner sans aller le voir.

Et le matin, j’oublie toutMes nuits de maman

C’est assez incroyable, mais je ne regarde pas l’heure à chaque réveil (j’ai arrêté, cela me déprime trop), ce qui fait qu’au matin, je sais que je me suis levée un certain nombre de fois, mais ne saurais indiquer combien ni à quels moments. J’ai tout oublié ou presque, mais le reflet dans le miroir lui est là pour me rappeler comment s’est passée la nuit. Deux à trois réveils équivalent à des cernes violacés pouvant encore être camouflés, quatre à cinq réveils correspondent à des poches hautes sur deux bons centimètres et plus de réveils, c’est 10 années dans la tronche que l’on vous sert sur un plateau. Et le meilleure make-up du monde n’y pourra rien. Voilà à peu près mon calcul chaque matin.

J’ai pris le parti d’en rire, voilà pourquoi j’ai tenu, pour illustrer cet article, à réaliser un « shooting » un peu barré avec mon masque de nuit offert par Tediber peu après la naissance de Tom. J’ai pris le partir de rigoler de ma tête de déterrée quand j’arrive au bureau, d’anticiper les réactions des autres (avec le traditionnel « je sais, je sais, la nuit a été rude »), le parti d’en rire, plutôt que d’en pleurer. Et philosopher et ce dire que cela ne durera pas. Et même si cela dure, des solutions existent, comme en parle d’ailleurs Anne-Charlotte de My Brouhaha dans son dernier article, toujours très bien écrit comme d’habitude, et qui me fait espérer « le meilleur » à venir...

Et vous, comment vivez-vous vos nuits en pointillés de jeune maman ? Bien sûr cette question ne s’adresse pas aux mamans-dont-les-bébés-parfaits-sendorment-à-21h-pour-ne-se-réveiller-quà-7h… le parti d’en rire, mais avec un peu (beaucoup) de jalousie quand même.

6 comments Add yours
  1. Moi je n’ai connu le bébé-parfait-qui-fait-ses-nuits ni pour l’une ni pour l’autre… Parfois, quand il faut se lever à 6h pour aller bosser c’est duuur… Mais on tient le coup et avec mon homme on alterne. Une nuit chacun. Et la nuit off, c’est masque et boule quiès obligatoire histoire de tenir le rythme.

  2. Je me retrouve dans beaucoup de choses que tu évoques! C’est vrai que l’on est doté d’un super pouvoir qui fait que l’on saute du lit au moindre bruit suspect et que l’on arrive à se rendormir aussitôt notre travail accompli. J’en aurais été incapable par le passé. Je suis une grosse dormeuse et j’avoue que certaines nuits ont été une souffrance.
    Cela va beaucoup mieux depuis plusieurs semaines étant donné que bébé (quasi 3 mois 1/2) a décidé qu’à 20h30 maxi il fallait la mettre au lit. Quelques micros réveils ont lieu au cours de la nuit juste pour la tétine mais je n’ai qu’à réaliser une figure acrobatique pour atteindre le berceau placé à 1m du lit et tâtonner le matelas pour trouver le graal et le rendre à la grincheuse 😉
    J’ai renoncé à utiliser un cache misère, je bosse avec des gamins et pour l’instant, pas de remarque désobligeante 😁

  3. Pour nous les nuits sont compliquées, bébé ne s’endort pas avant 23h30 avant elle pleure beaucoup cela fait 2mois que ça dure et nous ne savons pas trop ce qui se passe pour elle.. Certainement des angoisses… Et ensuite il y en environ 2-3 réveils dans la nuit 🌃 ! Je n’ai pas encore repris le travail donc c’c’est moi qui gère les nuits mais c’c’est dur. Je regrette ses 3 premiers mois où elle dormais bien mieux ! C’est sûr il ne peut qu’avoir du mieux. Mais j’avoue que le matin quand je la voie j’oublie tout. Je l’aime trop !

  4. J ai exactement le même programme depuis 5 mois également
    C est assez dur mais le corps s adapte heureusement même si quelques traces sont aussi visibles tous les matins : vive les cernes 😉

  5. A 10 mois ma fille se réveille encore plusieurs fois par nuit. On a opter pour le cododo et ça m’aide vraiment de ne pas avoir à me lever. Et comme toi, le matin j’oublie…. pour le moment je gère en attendant des jours, que dis je, des nuits meilleures. Ça viendra… une nuit… bon courage en attendant. Bisous

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