Un hymne au peau à peau

Avant d’être enceinte, je n’avais jamais entendu parler du « peau à peau ». Et puis quelques heures avant la naissance de Tom, la gynécologue qui s’est occupée de moi m’a expliqué qu’il était très important que le papa réalise à ma place ce premier contact avec le bébé, sachant que j’allais être dans l’incapacité de le faire durant ses premières heures de vie puisque placée en salle de réveil post-césarienne.

Peau à peau bébé

Et c’est ce qui s’est produit puisque pendant que je me remettais de l’opération, mon chéri – heureux jeune papa – avait notre fils lové tout contre son torse. Cette image que j’avais en tête me rassurait complètement et a joué un rôle dans la sérénité que j’éprouvais alors. Revenue en chambre quelques heures plus tard, j’ai pu à mon tour rencontrer Tom et m’adonner au peau à peau avec lui. Il est aujourd’hui âgé de presque deux mois et nous continuons à se consacrer à ces beaux moments, véritables parenthèses enchantées. Justement, depuis que Tom est né, je suis complètement fascinée par le peau à peau et ses bienfaits. Je ne cesse d’en vanter les mérites aux futures et jeunes mamans que je côtoie, voilà pourquoi j’ai tenu à en parler aussi sur ce blog.

L’origine de la « méthode kangourou »…

Peau à peau bébé

C’est en 1978, à Bogota que le peau à peau a fait ses preuves et s’est peu à peu instaurée comme méthode prônée dans les maternités, notamment dans les unités bébé kangourou accueillant les bébés nés bien avant le terme. Pour la petite histoire, alors que le service d’une maternité de la capitale de la Colombie manquait de couveuses pour accueillir les prématurés, des pédiatres ont imaginé une alternative très simple : blottir les nouveaux-nés contre leur mère afin qu’elles puissent les réchauffer. Complètement rassuré, le bébé vit beaucoup mieux la transition entre le ventre et le monde extérieur. Il retrouve les battements du cœur de sa maman ainsi que les goûts et odeurs qui lui sont familiers.

… et ses bienfaits

Pour la maman, cette pratique permet de diminuer le stress post-partum, de renforcer le lien parent-enfant et peut aussi stimuler la lactation, ce qui n’est pas négligeable dans le cas d’un accouchement prématuré comme cela s’est passé pour moi. En effet, le peau à peau déclenche la production d’ocytocine (la fameuse hormone de l’attachement) et offre une sensation de bien-être et de sérénité, au parent comme au bébé. Pour l’enfant particulièrement, la liste des bienfaits du peau à peau est incroyablement longue, surtout s’il est né en avance : le sommeil se fait plus paisible, le rythme cardiaque se stabilise, la température est régulée, le système immunitaire s’enrichit, la prise de poids se passe mieux, la douleur face aux interventions médicales est moins forte, le risque d’hypoglycémie est limité et surtout, la maturation des systèmes nerveux et digestif est favorisée. Alors, tentant comme méthode non ?

Poursuivre le lien après une naissance prématurée

Peau à peau bébé

Parce que mon tout-petit est né avec six semaines d’avance, le personnel médical de l’unité bébé-kangourou où je me trouvais nous a donné toutes les clés pour nous adonner à cette méthode. Durant ses premières heures de vie, Tom émettait des petits bruits assez inquiétants pour nous en tant que parents mais considérés comme tout à fait normaux pour le personnel médical, en raison de sa prématurité. Il y un verbe pour cela puisque l’on nous a dit qu’il « geignait » car son appareil respiratoire s’acclimatait au monde extérieur. Pour atténuer et faire peu à peu disparaître ces bruits, les infirmières puéricultrices nous ont conseillé de pratiquer du peau à peau durant toute la première nuit et c’est ce que nous avons fait, pour notre plus grand bonheur. Je dois dire que c’était l’une des plus belles nuits qu’il m’ait été donné de passer, bien que nous n’ayons, mon chéri et moi, pas du tout dormi. Toutes les deux heures, à tour de rôle, nous nous sommes relayés pour prendre Tom contre nous et au petit matin, nous nous sommes en effet aperçu qu’il avait arrêté de geindre. Cette nuit-là, malgré ma fatigue extrême, je n’ai pas pu dormir, tellement j’étais encore sous le coup de l’émotion : j’étais maman, notre fils allait bien, il était tout beau, déjà très fort et avec le papa, nous ne cessions de revenir sur les dernières heures écoulées, sur le bonheur de découvrir notre fils et sur notre nouvelle vie de parents à venir. Et puis nous avons vu le soleil se lever : nous avions passé toute une nuit à prendre soin de notre tout-petit, tout contre son corps si petit.

Une bulle dans notre quotidien

Peau à peau bébé

Comme beaucoup de jeunes parents de notre génération, mon chéri et moi passons beaucoup de temps sur les écrans, un peu trop d’ailleurs. En prenant notre bébé en peau à peau, on met de côté nos smartphones pour se reposer et ne se consacrer qu’à la plénitude de ce moment privilégié. On profite tout simplement parce que l’on sait que cela ne durera pas et bientôt, notre tou-petit ne tiendra plus en place pour ce genre d’instant. Alors durant une à deux heures et ce souvent dans l’après-midi, on appuie sur le bouton pause, on ferme les rideaux, on s’emmitoufle sous la couette et on ne réfléchit plus a rien. La respiration de bébé se cale peu à peu sur la nôtre et on ressent une vive chaleur qui nous fait nous sentir bien. De son côté, bébé est complètement rassuré et peut dormir pendant des heures sans que rien ne le perturbe. De mon côté, je me sens comme une animale couvant son petit, comme une maman kangourou en quelque sorte.

Le bandeau « tube » de Candide, un précieux allié dans cette pratique

Peau à peau bébé

Comme je le disais plus haut, je suis véritablement fascinée par cette méthode et me suis pas mal renseignée à son sujet afin d’en connaître tous les avantages. Aussi, dans mes recherches, je me suis rendu compte que plusieurs marques de puériculture avaient d’ores et déjà conçu des vêtements favorisant cette méthode. C’est le cas de la marque Candide, qui a développé dans sa gamme Expert un bandeau-tube permettant de s’adonner au peau à peau sans forcément se lover sous la couette ! Chouette idée non ? C’est ainsi que j’utilise depuis quelques semaines ce bandeau en coton légèrement élastique, entièrement élaboré pour que bébé soit plaqué contre nous en toute sécurité. Je me mets sur le canapé ou dans le fauteuil de sa chambre et je profite alors de ce moment plein de tendresse. Il n’y a pas plus facile à mettre en place, sachant que le tube est souple mais pas trop afin de pouvoir bien installer bébé. Il est ultra doux et je pense très agréable pour l’enfant car lui apporte toute la chaleur dont il a besoin. Je l’ai pris en rose comme vous le voyez sur les photos mais ce bandeau existe aussi en gris et se décline aussi en cache-coeur ou en tshirt. Vous le trouverez plus facilement sur Internet (Amazon, Cdiscount…) qu’en magasin de puériculture, pour environ 30 euros mais croyez-moi, si vous vous adonnez au peau à peau à une fréquence régulière, cet achat ne sera pas superflu !

Peau à peau bébé

Pour le positionner, on retire son haut, on enfile le bandeau par la tête comme on le ferait avec un bustier et on le place sur ses hanches. On prend bébé (juste en couche) contre nous et on s’assied, avant de remonter le bandeau juste au-dessous des oreilles de l’enfant tout en veillant à ce que ses voies respiratoires soient bien dégagées. Bien sûr, ce bandeau ne remplace en rien à un porte-bébé et son utilisation est déconseillée au-delà des trois mois de l’enfant… alors il me reste quelques semaines pour en profiter ! Toutefois, le portage, notamment en écharpe permet de retrouver cet échange et j’aurai justement l’occasion de vous parler de cette autre pratique dans quelques jours.

Future ou jeune maman qui me lisez, je ne saurai que trop vous recommander de pratiquer le peau à peau. Pour moi, c’est vite devenu une addiction de voir mon bébé aussi bien et aussi une solution pour l’apaiser durant ses moments d’agitation (vous savez les fameuses terreurs du soir…).

4 comments Add yours
  1. C’est un très joli article dans lequel je me retrouve beaucoup ! J’ai aussi accouché à 35 SA fin juillet, alors j’ai aussi connu la méthode kangourou, quel bonheur ! Aujourd’hui encore je porte mon fils en écharpe au moins deux heures par jour je crois que nous en avons tellement besoin ! Bonne continuation à vous 🙂 .

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