Mère heureuse et fatiguée

Ce mug que vous voyez sur les photos, d’une de mes marques de mignonneries préférées, j’ai nommé Mr. Wonderful, cela fait un bon moment que je lorgnais dessus, non seulement parce que j’adore le style des illustrations de chacun des produits de la marque, mais aussi parce qu’il retranscrit en toutes lettres un des sentiments que j’éprouve depuis que je suis maman : oui, je suis heureuse, mais oui, je suis fatiguée. D’où le besoin d’un café, de deux cafés et même de trois cafés. Allongés s’il vous plaît.

Mère heureuse et fatiguée

Début janvier dernier, j’ai écrit un article bilan de mon congé maternité, où je décrivais la fatigue accumulée avec les nuits entrecoupées de plusieurs réveils. Vous aviez été nombreuses à vous reconnaître dans mes propos et je suis toujours ravie de lire vos retours liés aux divers sujets que je traite. Voilà plus de quatre mois que j’ai repris le travail, et bien que les réveils nocturnes soient désormais anecdotiques, la fatigue, elle, est toujours là.

Les réveils difficilesMère heureuse et fatiguée

Eh oui, elle elle me suit à la trace, elle est mon ombre et semble bien s’accomoder de la situation. Bêtement, je pensais que cette fatigue, qui m’assomme dès le matin, allait disparaître le jour où Tom ferait ses nuits. Aujourd’hui, cela fait deux mois qu’il parvient sans mal à s’endormir à 19h, pour se réveiller aux alentours de 6h, à la même heure que moi en réalité, mais bizarrement, ce n’est pas pour cela que je pète la forme au réveil. Au contraire, je n’ai jamais eu autant de mal à me décoller du lit qu’actuellement. J’ai même été obligée de mettre deux réveils : le premier sur mon portable à 6h05, le second sur un vrai réveil à 6h15. Et je peux vous dire que les cas où je me lève en entendant juste la première sonnerie sont assez rares. Et pourtant, j’ai toujours été du matin et surtout, j’ai toujours été habituée à me lever tôt. Alors voilà, les journées commencent comme cela : je me traîne péniblement jusqu’à la salle de bains, au radar, sachant pertinemment que seul un café me permettra de me donner un coup de fouet.

Une nouvelle vieMère heureuse et fatiguée

Face à cela, je me suis pas mal interrogée et je m’interroge encore : comment se fait-il que je sois toujours aussi fatiguée, alors que mon sommeil n’est plus autant perturbé qu’avant, alors que j’ai le sentiment de bien dormir ? est-cela, être maman : être épuisée en permanence et ce, dès le réveil ? si je suis autant fatiguée avec un seul enfant, comment faire avec un deuxième ?

Mon chéri, lui, est tout autant fatigué et même lorsque, par magie, Tom nous réveille plus tard le week-end, se lever du lit est une épreuve. Je ne compte plus le nombre de fois où je vais le chercher dans sa chambre pour le ramener avec nous, parce que « maman et papa ont besoin de dormir encore un peu, tu comprends« . Quand j’en discute autour de moi, pour essayer de trouver des réponses à mes questions, les mamans me disent que c’est le contre-coup de ces premiers mois aux nuits en pointillés, le temps que le corps se remette. Car oui, c’est avant tout de la fatigue physique que j’éprouve et non de la fatigue morale, heureusement, car à celle-ci, il y a des solutions. Encore faut-il s’y conformer. La première solution que l’on me répète en boucle (et que le papa de Tom suit à la lettre) est la sieste durant la sieste de Tom, le week-end. Si mon corps s’y dirige automatiquement, ma tête, elle, n’arrive pas à s’y soumettre. J’ai toujours dix mille trucs à faire et même si je prends le parti de m’allonger cinq minutes, je pense à tout cela et finit par tomber du lit. Ou bien je prends mon smartphone et alors là, impossible de dormir. La sieste du coup, c’est niet. Il me reste donc des litres de café, ou une cure de Berocca. A vie.

Quand vient le soirMère heureuse et fatiguée

Je quitte le travail à 17h (non, je précise, je ne suis pas fonctionnaire), je récupère Tom avant 18h15 et je le couche à 19h, tellement lui ne tient plus après son biberon du soir. A partir de là, j’ai fait mon job et je tombe moi aussi de fatigue, tellement que oui, je pourrais me coucher comme les poules en même temps que lui. Mais voilà, cette perspective du « autoroute-boulot-petits pots-dodo » ne m’enthousiasme pas des masses et j’entends bien profiter de mes soirées, même si je ne tiens pas longtemps, luttant pour ne pas m’endormir sur le canap’ avec mon chéri devant Netflix. A 23h, en général je ne tiens plus, le lit m’appelle et il suffit que je ferme les yeux pour sombrer. Et si mon état de fatigue générale était lié à mon sommeil justement ? La nuit, je parle, je gigote, je fais des cauchemars… pas tranquille la mother, vous voyez le genre ? Mon seul espoir est que cela s’estompe avec le temps, parce qu’il y aura bien un « mieux » un jour, pas vrai ?

Oh, yeah, un concours !

Du 13 au 20 mai, en collaboration avec Mr. Wonderful, ce même mug Premier bébé, mère heureuse (et fatiguée) est en jeu pour vous accompagner à l’heure du café ! Pour cela, il suffit de remplir le formulaire en quelques secondes !

Et pour une idée cadeau en vue de la fête des mères à petit prix, ne manquez pas de faire un tour sur la sélection dédiée !

16 comments Add yours
  1. Coucou,
    Ton article me parle tellement ! Je n’ai pas été raisonnable au début d’essayer de faire des siestes en même temps que bébé, depuis c’est toujours pareil jamais de sieste… (bébé a 10 mois et demi). Les nuits ont été perturbés jusqu’à ses 5 mois, pas de relai la nuit avec le papa étant donné que j’allaitais. J’ai la chance d’être en congé parental mais j’ai toujours quelque chose à faire même lors des siestes de mon loulou et la fatigue ne me lâche pas. J’étais une lève tôt et sans réveil et maintenant je n’ai plus envie de me lever le matin… Mais je suis quand même tellement heureuse de l’avoir 💕

    1. J’ai aussi l’impression de me reconnaitre dans ce que tu écris ! Merci pour ton partage d’expérience 🙂 Des fois, je me dis « heureusement que je suis une lève-tôt à la base » car déjà que j’ai du mal désormais, je ne sais pas comment je ferais pour décoller du lit si j’étais une vraie marmotte haha

  2. Je crois que c’est effectivement un contrecoup de ces premiers mois intenses, mais aussi un rythme qu’on prend en devenant maman. En général, bébé ne fait pas le distingo semaine/week-end, donc on a pas trop de grasse mats pour se reposer (sauf à faire un roulement avec le papa le week end), et ça finit par s’accumuler. Et surtout, là où avant le soir ou le matin on avait le temps de souffler et d’aller à son rythme, une fois maman il faut toujours préparer, anticiper, planifier, réfléchir, agir…on ne s’arrête jamais! Mais je veux quand même te rassurer – si les premiers mois (années!), bébé est très demandeur en temps, à un moment, vers 18 mois-2 ans, on ressent un peu plus de calme et ça fait du bien (j’en avais fait un article si ça peut te rassurer de le lire! http://www.picou-bulle.com/calme-apres-2-ans.html). On peut enfin souffler un peu plus et retrouver du temps. Mais en général on lance le deuxième, et bon… rebelote ;o) ! Allez, on se reposera quand on sera vieilles, hein!!

    1. Whouhahou, ton article résonne tellement en moi, car tu traduis les choses avec un recul que je n’ai pas, étant maman d’un bébé de 8 mois, et je dois dire que je t’en remercie. Déjà je me sens moins seule et surtout, tu me fais entre-apercevoir un mieux au niveau de la fatigue que je ressens. Ton blog est une superbe découverte, bravo à toi <3

    1. Fatigue physique, fatigue nerveuse… j’ai du mal à mettre des mots sur cet état que je ressens mais qui est en fait assez indescriptible. Merci de m’avoir lu en tout cas 🙂

  3. Par ici Papy et mamie ont pris le petit dernier pendant une semaine toutes les nuits. Pourtant on est tout aussi fatigués. Je pense également que la nouvelle oeganisation, le temps de prendre ses marques, les activités en plus, le manque de remps pour décompresser n’aident pas. Le simple compte des heures de de sommeil ne suffit pas.

    1. Je suis totalement d’accord avec toi et je pense aussi que le sommeil n’est plus aussi réparateur : on est toujours sur le qui-vive même la nuit, j’ai en tout cas l’impression de ne plus aussi bien dormir qu’avant. Je te remercie de m’avoir lue ainsi que pour ton commentaire 🙂

  4. Je me reconnais tellement! Tom (le mien 😉 ) fait pourtant ses nuits depuis l’âge de 2 mois et il en a 7 aujourd’hui et pourtant… je suis toujours autant fatiguée! Je ne sais pas pourquoi alors que je ne dormais pas forcément plus avant… c’est bizarre!

    1. Des fois, je me dis tout simplement qu’à la différence de ma vie d’avant sans enfant, où le sommeil était vraiment réparateur, désormais c’est comme si on ne dormait jamais profondément : la preuve, au moindre petit pleur on se réveille. On est toujours en alerte en quelque sorte et du coup, on est fatiguées… c’est ma théorie haha !

  5. Ton article me parle tellement… Je n’ai jamais été autant fatiguée qu’en ce moment… Avec deux enfants, je n’ai jamais de répit ! Il faut tout gérer à la maison, les occuper etc… La grasse mat’ ? Je ne sais plus ce que c’est. Au mieux, ils se lèvent à 7h15. Au pire, la journée commence aux alentours de 6h30… Contrairement à toi, ils ne couchent pas tôt le soir. On les met au lit vers 20h45 – 21h et ils ne s’endorment pas de suite. Les journées sont longues… Mon mari me dit que pour me reposer je devrais dormir pendant leur sieste. Impossible pour moi qui mets trop de temps à m’endormir (je cogite) ! En plus, c’est mon seul moment de tranquillité et j’ai toujours plein de choses à faire (coudre, m’occuper du blog…) que cette pause me semble trop courte. Si je ne profite pas de faire tout ça lorsqu’ils dorment, alors je ne le ferai jamais ^^ Bref, je ne veux pas te faire peur. Mais je suis moi aussi une maman fatiguée 🙂 J’espère qu’à un certain âge ça va aller mieux, qu’ils vont se lever un peu plus tard le matin et laisser maman reprendre des forces. Bises

    1. Merci Nathalie pour ton message 🙂 Je me doute que le quotidien avec deux enfants est encore plus fatiguant que le mien, et j’admire encore plus les parents de jumeaux ! Moi aussi, je n’ai jamais réussi à faire de sieste, jamais alors je me reconnais bien dans tes propos ! Allez, cette fois il est 23h, je vais me coucher 🙂

  6. Super ton article !
    Je me reconnais dans ton article, moi je suis encore dans mon congés mat je suis en arrêt depuis un peu plus de un an je reprends le boulot vendredi prochain et j’appréhende la reprise car il va falloir gérer la puce en plus du métro/boulot/dodo…
    Ma fille a un peu plus de 9 mois fait ses nuits mais pareil nuits pas très reposantes je suis à l’affût du moindre bruit et niveau sieste je n’y arrive pas car toujours quelque chose à faire, ménage, machine, rangement…
    On les aiment nos bout de chou mais pfiouuuu que de boulot 😅

    1. Merci de m’avoir lue, bon courage pour la reprise du travail, un nouveau rythme à trouver et une fatigue toute autre car d’un côté ta fille sera gardée mais oui, le quotidien est chargé 🙂

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